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Nous sommes en 129, lune 4, semaine 3. Le roi Viserys Targaryen est mort depuis trois jours.
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Lux in tenebris | ft. Rhaenyra

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Message Sujet: Lux in tenebris | ft. Rhaenyra Mer 11 Jan - 17:12

Lux in tenebris ×Addam & Rhaenyra

Le drap sombre qui recouvrait Peyredragon depuis quelques moments était si épais qu'il fût presque possible de le laisser couler entre nos doigts si nous faisions preuve de suffisamment d'imagination. Même si le soleil osait se montrer timidement, il n'en dérangea pas les plis, s'heurtant aux sourires qui portaient sur eux l'amertume du deuil comme un gros nuage gris semblable à ceux qui se montraient, les soirs d'orage, quand l'eau s'agitait autour de l'île. Enfin, ce n'était pas si différent d'avant. Mis à part la tension plus tangible et le malaise évident, rien n'avait changé. Peyredragon était toujours la même bulle sombre. Quiconque cherchait un paradis sur terre, un endroit où il faisait bon vivre, comme un jardin secret remplit de roses pâles et de papillons aux couleurs chaudes, avait tord de s'aventurer à Peyredragon, surtout entre les murs froids de la forteresse éponymee. Lorsqu'on y était inconnu, les démoins gravés sur les pierres noires de l'édifice nous rendaient mal à l'aise, nous repoussaient, comme s'ils avaient été dessinés à cet effet ; sauf si on s'appelait Addam Waters : alors, elles nous intriguaient. Il y avait désormais quatre ans qu'il vivait ici et la noirceur de la forteresse ne l'avait pas atteint. Son sourire n'était pas mort, ses rêves non plus. Bien qu'il fut volontairement arraché des bras de sa Carène natale, là où les gens étaient plus colorés les uns que les autres, où les voix vivantes des gens heureux ou non et le rire des enfants éclataient toujours, il ne méprisait pas l'ambiance lourde de Peyredragon. Il s'y était habitué et avait fini par l'aimer comme si elle était sa propre maison. Au milieu des dragons où il n'était qu'un intrus, il n'en restât pas moins attaché à cet endroit qui en aurait fait fuir plus d'un.

Indiscret, un mince filet de lumière s'introduit à travers les fenêtres du couloir. Éclairant ses pas, il chatouillait les joues d'Addam qui se sentait un peu amer de ne pouvoir sortir à l'extérieur, aujourd'hui. Il faisait si beau et l'air était si doux. Pourtant, le silence était si ancré dans les peaux et  les murs que si nous passions la tête par la fenêtre, on entendait le chant des vagues bien plus clairement qu'à l'habitude. D'ailleurs, le jeune homme avait passé un bon moment du début de la journée accoudé contre les pierres de la fenêtre, les yeux rivés sur l'étendue d'eau. Son petit rire doux et discret lui rappelait son chez lui, tous ces matins où il se levait plus tôt que tout le monde, ce qui lui permettait de se faufiler en dehors de la demeure de sa mère et d'aller errer près du rivage. Il se souvenait si clairement d'Alyn qui venait briser sa bulle à chaque fois, envoyé par leur mère pour lui dire qu'il n'aurait pas droit au repas du matin s'il ne rentrait pas. Absolument, il n'y avait que les conventions sociales qui l'empêchaient de sortir. Le respect, appelaient-ils ça. La naissance du deuil était ce moment exceptionnel où les gens se taisaient, où les extravagances étaient mises en suspens. Aujourd'hui, le garçon n'avait eu l'occasion de voir personne encore.  En toute honnêteté, il commençait à s'ennuyer à écouter les histoires d'Allyn et à regarder le temps filer comme s'il risquait de se produire quelque chose de surprenant d'une minute à l'autre. Aujourd'hui, comme la veille, il n'y avait pas de leçon, ni d'entraînement. Que des examens de conscience et des tête-à-tête avec soi-même. Il ne savait pas comment ça se passait pour les gens qui occupaient une haute fonction, mais il supposait que ça devait être plus divertissant. Avant ces derniers temps, Addam n'avait jamais vécu de deuil, ni quoi que ce soit pouvait s'y apparenter. Il connaissait les traditions entourant ce sinistre moment, mais ça ne voulait absolument pas dire qu'il les appréciait ; comme si son avis comptait !  

Vêtu de légers tissus noirs sur lesquels reposaient d'habiles broderies, les cheveux presque argentés et les yeux violets de l'adolescent ressortirent plus que jamais ; il avait apprécié ce qu'il avait vu dans le miroir avant de quitter la pièce. Il n'en pouvait plus d'Alyn qui n'arrêtait pas de parler – faite ce que je dis et non pas ce que je fais – s'obstinant à lui raconter des choses  qu'il avait déjà entendues tellement de fois qu'il n'avait plus assez de doigts pour les compter. Lui qui tentait d'écrire ne s'en était trouvé que plus facilement irrité. Alors qu'il dévalait dans le corridor d'un pas si rapide qu'on put croire qu'il tentait de fuire quelqu'un ou quelque chose, le regard scrutant avec un intérêt curieux les portes qui défilaient devant ses yeux, son petit poing se resserra. Au creux de celui-ci, un parchemin taché d'une poésie qu'il avait écrite à l'intention de Rhaenyra Targaryen se blottit. Il appréciait beaucoup ce morceau de femme et il éprouvait une forte compassion pour cette dernière, si bien qu'il arriva à se sentir plus triste qu'il ne le fallait de la mort du roi Viserys 1er, qu'il ne connaisait seulement que de nom et de faits. Se mordillant la lèvre inférieure, il s'arrêta devant une porte avant de réaliser qu'il ne s'agissait pas de la bonne. Incertain, il repris son chemin. Contrastant drôlement avec son incertitude, ses pas assurés résonnaient dans le couloir, marques indiscrètes de son passage. Il n'avait pas l'habitude de déranger la Targaryen dans son intimité, mais il ne l'avait pas vue depuis l'annonce de la mort de Viserys et, il devait se l'avouer, commençait à s'inquiéter de ne voir le bout de son nez nulle part.  

Si tout au long du chemin qui séparait sa chambre des bureaux de  Rhaenyra il n'avait pas songé une seule fois à retourner sur ses pas, ce fût différent lorsque son nez fouineur se trouva face à la porte de bois massif qui cachait la pièce où se trouvait la femme. Habituellement, le jeune homme ne se gênait pas pour rendre visite à quelqu'un, le déranger dans sa petite bulle. Il était  comme ça, Addam : omniprésent, toujours là lorsqu'on ne souhaitait pas le voir. Or, maintenant, il se demandait s'il s'apprêtait à faire la bonne chose : peut-être avait-elle besoin de solitude ? Ce n'était pas rien... Cependant, il s'obstina à croire qu'il ne saurait jamais s'il ne tentait pas. Un fin sourire doux étirant ses minces lèvres, illuminant sa peau pâle, il frappa trois petits coups contre la porte. L'adolescent tritura distraitement le parchemin qui dormait entre ses doigts. Gentiment impatient, comme à son habitude, il se risqua à ouvrir lentement la porte, son regard lilas se perdant dans la pièce, cherchant de ses yeux  curieux l'ombre d'une silhouette connue. « Dame Rhaenyra ? » Questionna-t-il de sa voix naturellement douce et chantante.  « Je ne dérange pas, j'espère ? » Cependant, il n'entra pas immédiatement dans la pièce: présentement, il ne pouvait se permettre cette extravagance impolie. Au pied de la porte, il attendit sagement comme le plus poli des enfants.
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Rhaenyra Targaryen
Le Volcan Éveillé

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Message Sujet: Re: Lux in tenebris | ft. Rhaenyra Ven 20 Jan - 0:08


Lux in Tenebris


Addam & Rhaenyra

La première victime de la colère de la dragonne avait été un verre. Sa colère avait été si forte en apprenant ce qu'avait osé faire Alicent et Aegon, qu'elle avait brisé un verre entre ses mains. Ses bras avaient tremblés, une colère froide. Rhaenyra était enceinte, lorsqu'elle apprit la mort de son père et lorsqu'elle apprit qu'Aegon avait pris le pouvoir. Et Rhaenyra avait perdu son bébé. Cela aurait du être une fille, sa première véritable fille. Non pas qu'elle n'avait jamais considérée Baela et Rhaena comme ses filles, mais Rhaenyra avait mis au monde cinq fils et il lui tardait d'avoir une fille. Mais elle n'aurait jamais cette fille.

Elle aurait du se reposer, elle avait été faible après tout. Mais elle l'avait refusé, clairement et purement : hors de questions de prendre du repos plus que nécessaire. Le mestre avait insisté, il aurait été inutile et idiot de rester debout si longtemps alors qu'elle venait de "mettre au monde" une enfant. Rhaenyra l'avait nommée Visenya et elle avait eu un bûcher, comme tout Targaryen. Elle avait pleuré sa perte, une nuit. Cette nuit.

Elle était irritable. Malgré sa rancoeur, elle s'essayait à suivre les conseils de son mestre, soit restée assise à défaut de s'allonger. Les domestiques allaient et viendraient selon son bout vouloir et de toute façon, il n'y avait pour l'instant rien qu'elle pouvait faire contre son traître de demi-frère.

Mais elle était irritable. Fatiguée. Cernée. Enervée. Sa perte était douloureuse et elle ne voulait voir personne, faire son propre deuil. Elle s'était vêtue de noir, avait fait tresser ses cheveux. Dans son grand bureau, elle s'était assise sur sa chaise. Elle ruminait sa colère, réfléchissant au meilleur moyen de venger cet affront, mais une chose était sûre pour la dragonne ; la mort serait trop douce pour eux. La torture, elle voulait leur infligée. Tant morale que physique.

Rhaenyra n'avait pas parlé à son époux. Ils avaient dormis ensemble mais si tôt réveillée, elle avait voulu être seule. Il pouvait comprendre sa perte, il l'avait déjà vécu avec Laena. Cette enfant était aussi le sien, cette petite Visenya. Mais elle voulait être seule pour faire son deuil. Les domestiques faisaient de leur mieux en lui apportant nourriture et boisson mais elle les avait incendié ; comment voulez-vous que de la nourriture apaise ma souffrance ? Est-ce que cela va me ramener ma fille ? Non, bien sûr que non.

Elle avait tapé du poing, elle avait fait voler des éléments se trouvant sur son bureau. La douleur de son bas ventre la forçant tout de même à rester assise au possible, mais là encore, la douleur subsistait. Assise ou debout, elle avait mal. Si mal. Et elle voulait leur faire aussi mal, à ces verts, sinon pire encore. Elle ne reculerait devant rien, ça, non, elle s'en était fait la promesse dès l'instant où on lui avait annoncé la nouvelle.

Quelqu'un se risquait à toquer puis ouvrir les portes. Rhaenyra était plongée, tête sur son bureau, ses bras autour. Effondrée. Elle voulait être seule pour cela, que personne ne le voit. Ne laisser à personne l'occasion de la voir faible, c'était son intention. S'il fallait pleurer, le faire dans son bain là où on ne verrait pas les larmes de l'eau de son bain. Mais c'était plus fort qu'elle. La perte de son père qu'elle avait tant aimé, la perte de son enfant qu'elle avait aimé dès qu'elle avait vu son ventre pousser pour la sixième fois, dont troisième fois avec l'homme qu'elle chérissait. Même son fils Jacaerys l'évitait, sachant que Rhaenyra voulait être seule. Jacaerys lui avait toujours été d'un grand secours, d'un grand réconfort, bien plus que quiconque en ce monde, même Daemon. Mais il ne pouvait rien pour elle en ce jour.

Une voix qu'elle reconnaissait. Elle se redressait en essuyant rapidement ses joues et ses yeux rougis par la tristesse, la fatigue et les larmes. Un instant de tristesse, c'était tout ce qu'elle voulait s'accorder, un instant de deuil, où elle se laisserait aller, avant de prendre les armes, c'était tout ce qu'elle demandait.

La voix était douce et semblait bienveillante. Elle prenait alors sur elle en inspirant profondément, mais restant toute fois assise, quand autrefois elle se serait levée pour accueillir l'invité qui n'était pas initialement désiré.

" Addam. Cela n'est point le moment... "

Que voulait-il, au juste ? Il n'y avait rien qu'elle pouvait faire pour ce bâtard de Laenor. Elle l'appréciait toute fois, ce jeune homme qui n'avait jamais demandé à naître mais qui était né tout de même, lui ainsi que son frère. Il ne pouvait rien à ce monde trop cruel, il semblait encore si jeune, si innocent pour ce monde. Savait-il seulement ce qu'il se passait et ce qui allait se passer ? Addam comme nombreux autres personnes, n'avaient jamais connus la guerre ou le conflit, elle-même ne le connaissait que des livres et des leçons reçues. Elle semblait pourtant si inévitable désormais.

" Il me semble que tu es déjà entré, si l'on peut dire. Que veux-tu ? "

Elle voulait surtout dire ; tu as toqué, tu es entré, alors pour maintenant, à quoi bon rester sur le pas de la porte ? C'était aussi une invitation à ce qu'il entre et ferme les portes derrière lui. Elle espérait juste qu'il serait rapide et concis.




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Message Sujet: Re: Lux in tenebris | ft. Rhaenyra Mer 25 Jan - 5:39

Lux in tenebris ×Addam & Rhaenyra

Les mots qui retentirent, portant la voix de Rhaenyra en leur sein, ne firent que confirmer ses craintes initiales, mais il était désormais trop tard. Non seulement Addam Waters n'était pas du genre à retourner sur ses pas aussi facilement ( ce qui en soi aurait pourtant été, au moment même, une bonne chose, car sa présence auprès d'une femme en peine n'était pour l'instant qu'indésirable, il en avait bien conscience ), mais il jugeait en plus qu'au point où il en était rendu, les deux pieds dans la pièce, il serait bien inutile de faire demi tour et sa présence aurait été impertinente en plus d'être indésirable. Lorsqu'elle lui demanda ce qu'il voulait, le bâtard ne répondit pas dans l'immédiat. Pendant un court instant, il cultiva le silence comme s'il s'agissait pour lui d'une façon de s'excuser ; comme s'il attendait, d'une certaine manière, un reproche plus amer de la part de la femme. C'était une vieille habitude qui découlait de la relation qu'il entretenait avec sa mère, Marilda de Carène. Cette dernière n'aimait pas punir son fils, mais celui-ci attendait toujours la sanction, avec un calme déroutant, lorsqu'il savait qu'il la méritait. Pourtant, ce qu'il attendait n'arriva jamais, mais il laissa encore le silence vivre paisiblement, les lèvres doucement pincées l'une contre l'autre. Probablement les habits sombre qu'elle portait aussi. Le regard violet du jeune homme s'était momentanément posé sur le sol, admirant vaguement ses bottes qui demandaient un nouveau cirage, puis se releva rapidement vers la femme qui ne semblait plus porter en elle sa chaleur naturelle. Un fin sourire qui se voulut réconfortant étira ses petites lèvres alors qu'il entra complètement dans la pièce, presque sur la pointe des pieds, fermant la porte derrière lui. Son geste se fit hésitant, cependant. Préférait-elle la laisser entrouverte ? Peu importait.

« J'aurais dû mieux penser d'abord. Ce n'est pas le meilleur moment pour troubler votre paix … » Lança-t-il d'un ton désolé. Oui, il aurait mieux fait de réfléchir convenablement avant d'agir, mais ce qui était fait était fait. Addam ne connaissait pas tout à fait les limites de la vie privée, du respect de la petite bulle d'autruit. Il y avait quelque chose qui, clairement, avait manqué à son éducation. Ou, bien, qui découlait se sa personnalité naturelle. Les mains derrière le dos, le garçon se balançait subtilement sur ses pieds, comme un enfant qui n'arrivait pas à tenir en place ; peut-être un peu angoissé ou inquiet. Rhaenyra n'avait aucun lien particulier avec lui, mais il se sentait mal de la voir ainsi, il n'aimait pas ça. Un peu comme à chaque fois qu'il avait vu sa propre mère désemparée. Il y avait cette aura chez les mères qui, même lorsqu'elle n'était pas la vôtre, pouvait vous toucher tellement profondément au cœur ; c'était irréel. « Je voulais simplement savoir comment vous vous portiez. Enfin, je me doute pertinemment de la réponse, mais je m'inquiétais de ne vous voir nulle part. Je comprends votre besoin d'être toute seule, mais j'osais croire qu'un sourire, au moins, pourrait peut-être vous faire un peu de bien. »  Sa voix était douce et bienveillante, naturellement mielleuse comme l'était celle de tous les enfants espiègles.  Finalement, l'adolescent se décida à briser la distance qui le séparait du bureau de la femme. Si son pas était assuré comme à son habitude, il était cependant un peu moins insistant, un peu moins rapide. Autant on pourrait dire qu'il agissait ainsi pour éviter de la brusquer, autant il était encore plus évident de croire qu'il atténuait la lourdeur de son pas pour sa propre « sécurité », son propre confort. Il était ici depuis quatre ans désormais, mais il ne connaissait pas Rhaenyra sous toutes ses facettes. D'autaut plus que dans un contexte comme celui là, il ne savait pas comment cette dernière pouvait réagir. Ses pas zigzaguèrent entre les divers objets qui jonchaient le sol ; probablement fruits de la colère de la dame, il n'y porta qu'une attention futile.  Lorsqu'il s'arrêta à la droite du bureau, à mi-chemin entre l'attitude solennelle et celle plus familière, il garda cependant une bonne distance pour ne pas trop envahir la bulle de la Targaryen plus qu'il ne le faisait déjà. « Je ne peux prétendre savoir comment vous vous sentez, mais je tiens à ce que vous sachiez que je pense à vous et que mon cœur est lourd à l'idée de vous savoir dans cet état... » Soupira-t-il. La lueur sincère au creux de ses prunelles s'embruma légèrement.

Distrait, le garçon posa son attention sur le papier qu'il tenait entre sa dextre et qu'il triturait désormais depuis un bon moment. Ses yeux attentifs détaillaient les plissures que les gestes répétitifs de ses doigts pâles avaient tracés sur le parchemin, la pointe blanchie de ses ongles qu'il pressait solidement contre la paume de sa main, le papier coincé au milieu comme pour éviter qu'il ne s'envole. À l'instant même où son regard regagna la mère de Jacaerys, Addam commença à douter de l'intérêt de la poésie qu'il avait composée pour elle. En ce moment, elle n'en avait probablement rien à faire des attentions volontairement flatteuses du garçon rêveur qu'il était. Ainsi, il ne déposa pas tout de suite le morceau de parchemin dans les mains de la femme, le laissant plutôt dormir au creux de sa paume. Ses  doigts remontèrent vers son visage et il replaça une mèche qui tombait dans ses yeux depuis qu'il était entré et qui commençait tout juste à l'embêter.
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