RSS
RSS



 
AccueilAccueil  FAQFAQ  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  
On a agrandi les mini-pv !
Retrouvez dès maintenant le Bief, les Îles de Fer, le Val d'Arryn et l'Orage !
Nous sommes en 129, lune 4, semaine 3. Le roi Viserys Targaryen est mort depuis trois jours.
C'est l'été.

Partagez|

Holding Out For a Hero (Flashback)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
AuteurMessage
Alys Rivers
Sky Doll

Sky Doll
avatar


♦ Blason :
♦ Parchemins : 147
♦ Date d'inscription : 06/01/2017
♦ Avatar : Anna Speckhart
♦ Copyright : Lux Aeterna



Message Sujet: Holding Out For a Hero (Flashback) Jeu 12 Jan - 12:13

« Alys ? » L’intepellée lève le nez du livre qu’elle tentait de déchiffrer. Dans l’encadrement de la porte de la bibliothèque d’Haye-Pierre, de laquelle l’accès lui a été autorisé par son père, elle voit se découper la silhouette devenue musculeuse d’Olliver, anciennement commis aux cuisines et d’dorénavant palefrenier. Un petit sourire se hisse sur les lippes de la jeune femme, mais l’homme en devenir est trop fébrile pour le lui rendre. Inquiet, il jette un coup d’œil par-dessus son épaule, vérifie qu’aucun notable du château n’est dans les parages, et débite très vite « Je sais que c’est censé être ton jour d’apprentissage mais Beryl te demande… Tout de suite. » Et il tourne les talons, l’invitant du regard de façon plus qu’insistante à le suivre. Il ne le lui ordonne pas, il n’en a pas le droit, mais s’il le pouvait, Alys ne doute pas qu’il lui attraperait le bras pour la faire courir dans les couloirs…

Cela étant, elle n’a pas besoin de se faire prier. Refermant l’ouvrage d’un coup sec, elle prend simplement la peine de le remettre à place avant d’emboîter le pas de son compagnon vers les cuisines, non sans curiosité. Pour que Beryl la fasse chercher, il fallait que ça soit réellement d’une importance capitale. « Si tu es occupé, tu peux y aller Olliver. Je me souviens d’où sont les cuisines… » lui glisse-t-elle avec humour. « Mais si tu veux m’accompagner, tu peux bien sûr. » Elle l’aime bien, c’est manifeste. Il est gentil, bien bâtit, et les lignes de son visage, très marquées, carrées, lui parlent beaucoup. Parfois elle a l’impression que c’est réciproque, et d’autres… Pas du tout. Aujourd’hui est un jour sans. Désinvolte, il hausse les épaules et bifurque dès qu’il le peut, l’abandonnant pour vaquer à ses propres occupations. Bien qu’un peu déçue, la jeune adolescente ne peut que comprendre. Les chevaux, ici, sont capitaux pour les nobles, plus encore qu’en capitale.

C’est donc avec un discret soupir qu’elle passe la porte des cuisines, en pleine effervescence. « Beryl ? Tu as besoin de moi ? » Elle n’a pas à chercher longtemps la militaire chef cuisinière, qui se fraie sans peine un chemin jusqu’à elle à travers les allées et venues de ses ouailles. Avec empressement, elle essuie ses mains sur le torchon qui pend à son tablier et les ancre sur ses hanches. « Oui… Alys, ma chérie, j’ai absolument besoin d’aloyse et la seule personne qui sait à quoi ça ressemble à part toi et moi est clouée au lit… Tu veux bien aller m’en chercher s’il te plaît ? » La demande est plus qu’incongrue… Mais aussi un excellent prétexte. La jeune femme soulage l’inquiétude de la cuisinière en faisant s’étaler un large sourire débonnaire sur son visage. « Bien sûr. » Le soupir de soulagement de Beryl fait discrètement rire son ancienne apprentie. Elle enchaîne. « Brave fille. » Elle lui tapote la tête avec affection. « Sois revenue avant le dîner ! » Et, ce disant, elle s’en retourne à ses plats, laissant Alys tourner les talons. « Oh, et sois assez mignonne pour prendre le cochon truffier… On ne sait jamais que tu aies de la chance ! » Là, la jeune femme se fige et se retourne, tentée de demander à la cuisinière si elle n’a pas l’impression de pousser… Mais finit par hausser les épaules avec indifférence et sortir, sans rien lui dire.

En cette mi-août, l’air de l’après-midi est chaud, très chaud, bien qu’une agréable brise un peu plus fraîche vienne régulièrement débarrasser l’atmosphère de sa lourdeur. Sous les frondaisons des bois bordant Haye-Pierre, c’est encore plus agréable et Alys, qui flâne en surveillant à peine le cochon, savoure sa chance. Les nobles étouffent sous leurs pimpants costumes de lourds tissus, enfermés dans le château, et les autres servants sont craints de s’activer malgré la chaleur. Elle, dans ses simples atours de lin, profite de la fraîcheur apportée par l’ombre de la forêt, et sa rivière toute proche. C’est d’ailleurs ses errances aléatoires qui guident la jeune femme jusqu’à ses rives et, puisqu’elle y était, incapable de résister à la tentation, la font délacer ses chaussures et tremper ses pieds dans l’eau.

Elle reste ainsi un petit moment, jusqu’à ce que ses yeux accusent, sur la rive opposée, la présence de la plante voulue par Beryl… Alys hésite. Rien ne l’oblige à se mouiller pour aller chercher ladite plante, il y en a sur cette rive-ci, elle le sait… Mais le prétexte est trop beau et la journée trop chaude. Preste, elle abandonne sa sur-robe, ne conservant sur elle que sa sous-robe de lin blanc, et, après un dernier regard au cochon fouissant paisiblement non loin, elle se jette à l’eau.

C’est divin, d’une fraîcheur incomparable. Pendant quelques secondes, Alys joue comme elle avait l’habitude de jouer, plus jeune, avec ses frères et sœurs, ça l’amuse. Amusement bref, qu’elle remplace rapidement par l’envie d’aller chercher la fameuse aloyse, herbe au goût citronné qui relève agréablement les plats mijotés et les sauces. Et puis, arrivée à peu près à mi-distance, le rêve devient cauchemar. Exemple typique de mésestime de la force du courant, Alys se fait emporter par lui sans crier gare, et boit la tasse. Une fois, deux… Elle commence par essayer de lutter, de battre des pieds et des jambes pour s’extirper de se mauvais pas… Rien n’y fait. Elle commence à paniquer, et c’est à ce moment, juste avant d’y céder totalement, comprenant que ses forces allaient diminuer et à terme, l’abandonner tout à fait, qu’elle se décide à appeler à l’aide… Si, par malheur, personne ne l’entend, elle ne donne pas cher de sa peau…




We always need a little darkness to see the stars
crédit : code par quantum mechanics || gif par Tumblr
Revenir en haut Aller en bas
Marwyn Stone
L'épée bleue du Val

L'épée bleue du Val
avatar


♦ Blason :
♦ Multiface : Daemon Targaryen
♦ Parchemins : 104
♦ Date d'inscription : 29/12/2016
♦ Avatar : Colin O Donoghue
♦ Copyright : Babine de Bazzart



Message Sujet: Re: Holding Out For a Hero (Flashback) Jeu 12 Jan - 23:54


   
Holding Out For a Hero

   

   
Marwyn & Alys

   

   


C'était avec lassitude que Marwyn marchait dans les sous bois proche de la ville où son oncle marchandait. Il était fatigué de ce voyage qui s'éternisait sous la chaleur du soleil d'été, qui lui aussi s'éternisait tout autant. Il n'avait qu'assez de cet été qui ne faisait que s'étendre alors qu'il ne revait que des montagnes du Val et du climat bien plus frais.

Aujourd'hui Marwyn était d'humeur médiocre, ni heureux, ni malheureux, juste las. Ses montagnes lui manquaient autant que la mer qui bordait Roche aux Runes. Les plaines qui s'étendaient devant ces yeux depuis des mois maintenant l'ennuyait et il voulait rentrer. Cependant il ne pouvait décider de la fin de son périple et par rage il donna un coup de pied dans un pauvre cailloux qui était devant son pied.

Le cailloux rebondit avant qu'un "plouf" ne vienne sonner a l'oreille du valois. Une étendu d'eau a proximité? O joie, O bonheur se sentir bientot de l'eau sauvage glisser sur son corps même si elle n'avait rien de l'eau salé de Roche aux Runes. L'eau avait toujours fasciné le jeune forgeron, car c'était un élément important lors de la forge autant qu'elle l'était pour n'importe quel étre vivant. En réalité, un petit element de la vie avait le don d’émerveillé Marwyn.

Lentement, mais d'humeur plus joyeuse, le jeune batard du Val c'était mis en marche vers la rivière a quelque pas de lui. L'endroit semblait calme, le courant tranquille, pas un seul bruit autre que les oiseaux dans les arbres venait brusqué la sérénité du lieu. Laissant son regard se balader sur la rivière, Marwyn rougit alors brusquement quand il vit une jeune fille sortir de l'eau. Cependant il n'eut pas le temps de penser qu'il venait de découvrir quelque chose qu'il ne fallait pas, que la jeune fille criait a l'aide.

Le jeune ne perdit pas de temps pour se séparer de sa chemise et sa veste et sauter dans l'eau. Marwyn n'avait pas réfléchis a son pantalon ou encore ses bottes, il y avait une personne en danger, il devait la secourir. Il n'avait pas juger la profondeur de l'eau ni ce qu'il pouvait y avoir dans le fond et son bras en fit rapidement les frais. Cependant il ignora la douleur, nageant tant bien que mal pour rejoindre la demoiselle qui se faisait emporter par le courant qui était plus fort qu'il ne l'avait imaginer.

Son bras arriva rapidement a enserrer la taille de la frêle jeune fille qui se débattait contre le courant et de son bras libre, Marwyn essaya tant bien que mal de rejoindre le rivage. Son bras gauche fut soudainement douloureux mais il fit de son mieux pour faire abstraction a la douleur et s’accrocher a une racine de la berge.

-Accrochez vous, et je vous sors ensuite de l'eau.


Laissant l'inconnue faire, Marwyn se hissa ensuite en dehors de l'eau pour tendre la main depuis le rivage a la jeune fille et la sortir a son tour de la rivière.

   

   




Un temps pour vivre et un autre pour mourir.
Revenir en haut Aller en bas
Alys Rivers
Sky Doll

Sky Doll
avatar


♦ Blason :
♦ Parchemins : 147
♦ Date d'inscription : 06/01/2017
♦ Avatar : Anna Speckhart
♦ Copyright : Lux Aeterna



Message Sujet: Re: Holding Out For a Hero (Flashback) Ven 13 Jan - 11:40

Chariée par les eaux et le courant, bien plus fort qu’il n’y paraît en surface, Alys a cessé de lutter, pour économiser ses forces. Elle s’efforce de gorger ses poumons d’air chaque fois que les remous le lui permettent, et pour le reste, dérive à vive allure. Quand elle le peut, elle s’offre le couteux risque de crier au secours, sans grand espoir d’être entendue. A cette heure de la journée, il n’y a pas de tire-au-flanc. C’est peut-être d’ailleurs une façon qu’ont trouvé les Dieux de lui faire payer son oisiveté ?

Cruels avec leurs dévôts, ils ont pourtant entendu les prières d’Alys puisque des bras finissent par se saisir de sa taille. Elle ne regarde pas, ne le pourrait si elle le voulait, mais s’efforce d’aider de son mieux cette personne inconnue à avoir accepté de prendre des risques pour la sortir de se guêpier. S’accrochant d’un bras, les cheveux dans la figure, elle bat des pieds et joints les forces qu’il lui reste à celles de son sauveur pour qu’ils puissent, tous les deux, s’extirper des traîtres flots.

Finalement, c’est indemnes qu’ils échouent sur la rive, Alys se laissant tomber à plat ventre, le souffle court. Elle tousse, et ses poumons rejettent le trop plein d’eau qui a tenté de les noyer. Ils la brûlent désagréablement, mais globalement, elle s’en sort bien, sachant qu’il s’en est fallu de peu que sa carcasse ne se fasse engloutir par le limon et qu’elle ne fasse plus qu’un avec la rivière… Ce n’est qu’une fois ses esprits quelque peu rassemblés qu’elle s’intéresse à la personne qui l’a sauvée et se tourne réellement dans sa direction. Elle n’est pas surprise de découvrir un homme, assez jeune, puisque peu de femmes auraient eu la force nécessaire pour la tirer des flots, et, reconnaissante, lui adresse immédiatement un large sourire de gratitude. « Merci infiniment pour votre aide… Heureusement que vous étiez là, sinon j-Par les Dieux, vous êtes blessé ! » En effet, tandis qu’elle s’attarde sur ses excuses, elle voit une tâche de sang se former, grossir et finalement imbiber tout à fait, remplaçant l’eau, les vêtements de l’inconnu au niveau de son épaule.

Se secouant, la jeune femme se remet rapidement sur pied et s’approche du garçon, sans toutefois pousser la proximité au point de le toucher. « Je peux jeter un coup d’œil si vous voulez… » Elle n’est pas mestre, mais elle connaît quand même pas mal de choses, glanées au contact autant des animaux du temps où elle vivait chez ses parents, qu’auprès de Beryl, à qui elle ne connaît pas de pareil en matière de savoir concernant les plantes. Même de celles qui poussent ailleurs que dans le Conflans !

Pour ne pas brusquer son sauveur, Alys cesse d’avancer à un peu plus d’un mettre de lui, afin de lui laisser l’opportunité de refuser son aide sans risquer de faire un geste malheureux à cause de l’oppression qu’elle représente. Rabattant sa longue tignasse d’ébène en arrière, elle s’agenouille et, attendant d’avoir l’assentiment ou le refus du garçon, dresse mentalement la liste des plantes pouvant être utilisées, et comment, pour arrêter les saignements abondants…




We always need a little darkness to see the stars
crédit : code par quantum mechanics || gif par Tumblr
Revenir en haut Aller en bas
Marwyn Stone
L'épée bleue du Val

L'épée bleue du Val
avatar


♦ Blason :
♦ Multiface : Daemon Targaryen
♦ Parchemins : 104
♦ Date d'inscription : 29/12/2016
♦ Avatar : Colin O Donoghue
♦ Copyright : Babine de Bazzart



Message Sujet: Re: Holding Out For a Hero (Flashback) Mar 24 Jan - 20:16


 
Holding Out For a Hero

 

 
Marwyn & Alys

 

 

Un long soupire abandonna les lèvres du forgeron alors qu'il se laissait tomber au sol pour se remettre du sauvetage de la jeune fille qui lui était totalement inconnu. Il ne s'était pas attendu a un courant aussi rapide et aussi fort alors que la rivière semblait paisible. Il ne pouvait dire combien de temps cela avait duré, mais il était content de s'en etre sortie avec la jeune conflanaise. Un énième soupire et il se redressa pour s’assoir sur la rive alors que le bleu de ses yeux se portait sur l'inconnue a la chevelure aussi noir que la sienne. Marwyn avait une certaine douleur dans le bras, mais trop concentré sur le faite de se demander ce qu'une jeune noble pouvait bien faire la, il avait mis ça sur le fait que c'était l’effort.

Soudainement la voix de la jeune fille le fit revenir à la réalité. Il secoua légèrement la tête surpris.

-Hein? ...

Comprenant les propos de la damoiselle, le jeune homme tourna la tête vers son épaule douloureuse avant de se rendre compte qu'une couleur rougeâtre avait remplacé la couleur crème de la chemise. Quel idiot. C'était en sautant dans l'eau qu'il s'était blessé, il n'avait pas fait attention et son bras gauche avait fait les frais de sa sottise. Instinctivement sa main se porta en haut de son bras gauche comme pour faire un garrot à la blessure.

-Oh non, vous inquiétez pas pour moi! C'est vous qui avez manqué de vous noyer!


Marwyn tenta un sourire rassurant envers l'inconnue, cependant ce dernier se transforma rapidement en grimace de douleur. Il se maudissait d'avoir été aussi idiot, de ne pas avoir pris le temps de réfléchir cinq minutes avant de sauter dans la rivière. Il soupira avant de poser de nouveau son regard sur la jeune fille.

-Si cela ne vous dérange vraiment pas, je ne vois pas d'objection a ce que vous regardiez. Je ne connais guère la région et je ne sais ou je pourrais trouver un quelconque guérisseur.

Sans ajouter un mot de plus, le jeune forgeron retira sa chemise pour eviter de la salir davantage et pour permettre a la conflanaise de regarder. Pour la première fois depuis le début de la journée, il remercia mentalement le soleil d'etre aussi présent et qu'il fasse aussi chaud. Marwyn eut un petit sourire envers la jeune fille dont il ne savait toujours pas le nom et demanda, pour masquer la gène qui lui montait aux joues.

-Si je puis me le permettre, quel est votre nom?

 

 




Un temps pour vivre et un autre pour mourir.
Revenir en haut Aller en bas
Alys Rivers
Sky Doll

Sky Doll
avatar


♦ Blason :
♦ Parchemins : 147
♦ Date d'inscription : 06/01/2017
♦ Avatar : Anna Speckhart
♦ Copyright : Lux Aeterna



Message Sujet: Re: Holding Out For a Hero (Flashback) Mer 25 Jan - 10:14

Un refus. Son sauveur refuse qu’elle fasse amande honorable et l’aide à son tour. Les mains d’Alys, prêtes à intervenir, s’affaissent quelque peu. Son empathie naturelle lui fait bien comprendre que le refus est d’avantage justifié par la pudeur et la timidité, aussi affiche-t-elle en réponse à ce refus une expression de sérénité. Elle respectera sa volonté, qu’elle change ou pas… Et finalement, c’est le cas. Un peu à contre-cœur, un peu poussé par le besoin, la douleur le fait changer d’avis. Sobre, Alys ne commente pas, n’éructe pas, ne manifeste aucune émotion exacerbée… Uniquement un frêle sourire à l’idée de pouvoir au moins faire ça pour celui à qui elle doit la vie, et qui ne serait pas dans cette situation s’il l’avait laissée se noyer. Lui laissant la largesse dont il a besoin pour ôter sa chemise, une fois fait, elle s’approche et pose ses mains froides sur l’épaule nue du garçon, approchant des yeux critiques de la blessure.

Si la gêne de la nudité s’empare de l’homme, la jeune femme, pour sa part, demeure de marbre. Relativement au fait des comportements humains, elle se doute que la question qu’il lui pose vise à le détendre lui-même autant qu’à servir un but de sociabilisation basique dans ce genre de cas. Avec douceur, sans élever la voix et une distance blasée dosée à dessein d’atténuer sa gêne, elle répond. « Alys Rivers, et vous ? » Se faisant, elle lui fait savoir directement qu’elle est bâtarde et espère donc qu’il se détende en comprenant qu’il n’a pas à respecter un cérémonial trop exigeant, du fait de son rang négligeable. De plus, conserver un ton détaché lui montrera, selon elle, qu’il n’a pas à redouter de comportement scabreux ou d’arrières pensées de sa part, ce qui pourrait avoir son importance quand, comme lui, on se retrouve dans une situation de vulnérabilité.

Tout en prêtant l’oreille à la réponse du forgeron, la jeune femme inspecte la plaie. Longue, mais relativement peu profonde. L’espace de quelques secondes, elle ferme les yeux et passe le bout de son index le long de la plaie, son sens du toucher à la recherche d’éclat de bois, de pierres, ou quoique ce soit d’intrusif dans la plaie. Ne trouvant rien, elle s’estime satisfaite et rouvre les yeux pour s’emparer de la main du garçon qu’elle pose dessus et appuie avec force. « Restez comme ça. Je reviens vite. » Se redressant aussitôt, elle fait quelques pas, essore un peu sa sous-robe pour en chasser l’eau qui lui pèse sur les jambes, et s’éloigne en courant.

L’avantage d’être de la région et de passer beaucoup de temps dans ces bois, c’est qu’elle les connaît relativement bien. Avec l’aide de Béryl, elle connaît plus ou moins les zones où trouver ce qu’elle peut chercher, en matière de plantes ou de champignons notamment. De ce fait, elle n’a guère besoin d’errer pendant trois heures pour trouver une plante qui aidera le sang du garçon à coaguler, et, forte de son expérience, elle sait précisément quelle plante est à proximité et fera l’affaire. C’est donc entre un quart d’heure et une vingtaine de minutes plus tard qu’elle revient, essoufflée, auprès du blessé, un large bouquet de grandes tiges de coriandre dans les bras.

Ne perdant pas de temps, elle s’agenouille auprès de lui et arrachant plusieurs feuilles et quelques morceaux de tige, les enfourne dans sa bouche et commence à les mâcher, à les transformer, à l’aide de sa salive, en une pâte. Consciente de l’aspect peu ragoutant de l’opération, elle cache sa bouche d’une main tandis que l’autre enlève ladite pâte, se détourne pour cracher, et vient appliquer la mixture sur la plaie du blessé, comblant la crevasse. L’opération doit être répétée à plusieurs reprises pour que la totalité de la faille soit recouverte, Alys ne pouvant parler qu’au moment d’étaler la coriandre broyée. Ce sont de courts instants, mais elle les met à profit. « C’est de la coriandre. Ça va aider à stopper l’écoulement du sang et garder votre plaie saine le temps qu’il entame sa guérison. » C’est l’une des plantes les plus basiques, dont Béryl se sert énormément, en particulier quand un tournoi ou une chasse sont annoncés. Parfois, Alys en vient à se dire que le savoir de cette femme est illimité…




We always need a little darkness to see the stars
crédit : code par quantum mechanics || gif par Tumblr
Revenir en haut Aller en bas
Marwyn Stone
L'épée bleue du Val

L'épée bleue du Val
avatar


♦ Blason :
♦ Multiface : Daemon Targaryen
♦ Parchemins : 104
♦ Date d'inscription : 29/12/2016
♦ Avatar : Colin O Donoghue
♦ Copyright : Babine de Bazzart



Message Sujet: Re: Holding Out For a Hero (Flashback) Mar 31 Jan - 15:41


 
Holding Out For a Hero

 

 
Marwyn & Alys

 

 

C'était dans le plus grand des silences que le jeune forgeron avait observer la dénommé Alys Rivers agir pour soigner son bras blesser. Bien que la jeune fille cachait une grande partie de l'expérience avec sa main, Marwyn ne pu s'empêcher de rire en voyant l'apparence vraiment dégoutante de ce qui était poser sur son bras. Une vilaine pâte pas très belle d'apparence et dont son utilité échappait à sa connaissance limiter dans le domaine du soin. La demoiselle à la chevelure noir corbeau semblait cependant savoir ce qu'elle faisait alors il ne fit aucun commentaire, se contentant des paroles qu’elle lui offrait sur cette fameuse coriandre.

La gêne avait fini par l'abandonner en découvrant qu'elle était moins noble qu'il l’avait pensé. Rivers, l'équivalent de Stone, mais pour le Conflans. Tout comme lui, elle était né hors mariage, dans la honte d’une malheureuse nuit qui avait donné naissance à la bête noir de la noblesse. De son expérience, les bâtards étaient rarement bien considérer, simplement utile à recevoir la haine des nobles malheureux dans leur vie fade et démunie de toute aventure.

-Marwyn Stone, ravis de faire votre connaissance! J'ai eu peur que vous soyez de la noblesse en vous sauvant.


Se rendant compte de ce qu’il venait de dire, ses yeux s'écarquillèrent alors que le rouge revenait au galop sur ses joue légèrement hâlé par le travail de la forge. Bon sang pourquoi devait il être aussi idiot et maladroit? Les sept n’avaient donc aucune pitié pour lui? Où le punissait il d’avoir agi sans réfléchir en sauvant la jeune demoiselle? Il soupira, fronça les sourcils confus avant d’essayer de porter les mains a son visage. La douleur vive de son bras lui rappela rapidement que c’était une mauvaise idée et Marwyn grimaça.

-Je veux pas dire qu’il serait mieux que tu sois une paysanne, non non loin de la!

Il se mordit la lèvre pour se taire en se rendant compte qu’il venait de tutoyer une parfaite inconnue. Avait il réellement 22 ans? Il se le demandait bien à cet instant, car il était certain que même un jeune garçon, ne serait pas aussi perturber par la présence d’une charmante demoiselle a son côté. Il avait reçu une éducation pourtant! Bien loin de celle qu’il aurait eu s'il avait été un véritable Royce, mais tout de même, comment pouvait il être discourtois? Marwyn secoua légèrement la tête honteux en soupirant. Il rêvait d'être reconnu par son père, mais comment le pourrait il, s’il ne savait même pas se tenir convenablement?

-Pardonnez moi, bien que votre rang soit égale au mien, je ne devais pas parler ainsi. J’espère que ma maladresse ne vous a pas offenser, je n’ai guère l’habitude de ce genre de situation.

Le jeune forgeron osa relever son regard couleur de l’océan vers la jeune conflanaise. Son regard était désolé, mais un léger rire un peu mal à l’aise s'échappa de ses lèvres un peu abîmé par la chaleur et également a force d'être mordue trop souvent en situation de stress comme celle ci.

-Je passe bien plus de temps derrière ma forge, sur la route ou en train de me battre pour savoir parler convenablement à une jeune fille sans offenser cette dernière.


 

 




Un temps pour vivre et un autre pour mourir.
Revenir en haut Aller en bas
Alys Rivers
Sky Doll

Sky Doll
avatar


♦ Blason :
♦ Parchemins : 147
♦ Date d'inscription : 06/01/2017
♦ Avatar : Anna Speckhart
♦ Copyright : Lux Aeterna



Message Sujet: Re: Holding Out For a Hero (Flashback) Mar 31 Jan - 16:34

Entendre rire le jeune homme, et comprenant, d’un coup d’œil, que son hilarité était provoquée par la vue de la rebutante mixture sur son épaule détend quelque peu la bâtarde et, ledit rire étant communicatif, la fait également sourire. Stone l’entend-elle ensuite lui confier, allant de pair avec Marwyn. Un bâtard également. Discrètement, elle lui jette un regard plein de compassion, et quelque peu curieux. Philosophe, Alys n’a jamais passé une minute à pleurer son sort ou à envier celui d’un autre. Elle se contente de ce qu’elle a, avec bonheur, et s’estime chanceuse. Certes, sa vie n’est pas idéale, mais quelle vie l’est ? Elle ne peut pas s’empêcher de se demander si des gens, comme Marwyn, vivant la même expérience réagissent de la même façon… Comment appréhende-t-il son statut de bâtard ? Voilà une question qu’elle se pose immédiatement en entendant son nom, mais qu’elle se gardera bien de lui poser dans l’instant. C’est beaucoup trop personnel, autant lui demander un aller simple pour une aventure dans les méandres de sa personnalité…

« Enchantée également… » Glisse-t-elle donc sobrement, avant qu’il ne lui confie ses craintes concernant son appartenance à la noblesse. Après un très bref instant d’incrédulité, la jeune femme aux cheveux d’ébène éclate d’un rire franc, sincère, cristallin. Qu’on la croit de haute naissance avec ses souliers crottés de la recherche de truffe et sa robe à l’extrême simplicité est extrêmement flatteur, mais soulève une autre question… Qu’elle n’a pas le temps de poser puisque le jeune forgeron, de sa propre confession, s’obstine à s’embourber, s’enliser dans la précision d’une pensée qui se veut toujours plus fugace et toujours moins vraie. Un sourire indulgent aux lippes, Alys laisse faire, le laisse se ressaisir, clarifier ses pensées et sa situation à son aise avant de lui répondre. « Il n’y a aucun mal, vraiment, pas la moindre offense. Je pense qu’en de pareilles circonstances, le tutoiement est naturel. » Elle hausse les épaules, trahissant sa complaisante indifférence sur la question.

Tout en la jeune femme suinte la simplicité. Simplicité de cœur et d’esprit, un caractère débonnaire et conciliant. De son sourire à son ton, rien ne trahit le signe d’une fausse modestie ou du moindre affect malingre ou sournois. Plus encore lorsqu’elle se redresse, une fois la plaie du garçon suffisamment recouverte d’emplâtre, et l’aide à s’installer avec précautions d’une façon un peu plus agréable qui ne mettra pas son épaule à rude épreuve. Ceci fait, elle vient s’asseoir à son tour, histoire de prendre le temps de souffler, de récupérer de la nage et de la course… Ses épaules s’affaissant rapidement sous l’effet du contrecoup. Elle n’est plus habituée à de pareils efforts en si peu de temps… « Tu dis que tu es forgeron ? Ce doit être un métier passionnant ! T’est-il déjà arrivé de réaliser des armes dont tu es particulièrement fier ? » De mémoire, c’est la première fois qu’il lui est donné de discuter avec un forgeron. Habituellement, l’occasion ne s’y prête pas, et c’est bien normal. Chacun, dans le large monde des valets, a sa propre partition à jouer et s’ils sont tous importants au sein de la symphonie, tous ne doivent pas jouer en même temps.

Soucieuse d’éviter des souvenirs ou anecdotes pénibles, elle ne pose pas de question sur les combats dont Marwyn a fait mention. Elle sait que les routes sont dangereuses, raison pour laquelle il lui est régulièrement rappelé de ne pas s’éloigner du château non accompagnée, et les anecdotes de tel ou tel seigneur ayant croisé le fer avec un quelconque bandit de grand chemin sont légions. De ce fait, si les seigneurs se font attaquer, pourquoi pas les plus petites gens ? Une bourse est une bourse après tout, n’est-ce pas ?




We always need a little darkness to see the stars
crédit : code par quantum mechanics || gif par Tumblr
Revenir en haut Aller en bas
Marwyn Stone
L'épée bleue du Val

L'épée bleue du Val
avatar


♦ Blason :
♦ Multiface : Daemon Targaryen
♦ Parchemins : 104
♦ Date d'inscription : 29/12/2016
♦ Avatar : Colin O Donoghue
♦ Copyright : Babine de Bazzart



Message Sujet: Re: Holding Out For a Hero (Flashback) Mer 1 Fév - 0:55


 
Holding Out For a Hero

 

 
Marwyn & Alys

 

 

De sa forge et du fait d'etre forgeron, le jeune homme pouvait en parler pendant des heures. Un sourire avait illuminé son visage quand la jeune fille s’était attardé sur le sujet qu’il avait exprimé sans réellement y penser. Dans ses yeux, il devait sans doute y avoir toutes sortes d’étoiles qui brillaient, éclairant son regard azur alors qu’il se perdait dans ses songes pour se souvenir des premiers trucs qu’il avait forgé. Il ne s’en souvenait plus très bien, la première fois qu’il avait aidé son oncle et son grand père a la forge, cela ne faisait que peux de temps après que sa mère ai rejoins les étoiles, emmené par l’Etranger. Marwyn n’avaient que pour seul souvenir de ces babioles forger, la déception de les voir relativement moche et vite brisé.

C’est en forgeant que l’on devient forgeron, n’avaient jamais pris autant de sens que dans la vie du bâtard de Willum Royce. Rapidement, le souvenir de sa première satisfaction lui arriva, il avait 13 ans et venait de finir de forger une jolie dague, très simple à la couleur fumé. Il ne s’était jamais servi de cette dague et en y repensant bien, elle n’était pas si jolie que cela, mais elle trônait fièrement sous le portrait de Catelyn, dans la petite demeure de sa famille. Première vrai réalisation de Marwyn, et en l’honneur de sa mère qu’il avait a peine connu, le vieux forgeron n’avait pu se résoudre a refondre la lame pour en refaire quelque chose d’autre.

-Tu vas peut être me trouver très niais, mais la lame dont je suis le plus fier est une dague que j’avais forgé pour ma mère. Elle n’était pas vraiment belle, mais c’était l’intention qui comptait! Après, oui je suis fier de bien des armes que j’ai pu faire mais je n’ai aucune véritable passion envers les épées et le combat. Je suis bien plus fier des bijoux que je peux faire!

Du bout des doigts, Marwyn caressa l’une des bagues qu’il avait fait. Elle n’était pas la plus jolie, mais il l’aimait bien, assez épaisse et avec de nombreuse gravures. Sa plus belle partie demeurait un rubis pas très bien taillé mais qui allait à merveille avec la bague, comme si elle avait été faite pour elle. Les bijoux était définitivement une grande passion pour le jeune homme, et il ne pouvait que comprendre pourquoi sa mère avait eut la même passion. La précision, la délicatesse, la brutalité en même temps, chaque création avait une histoire.

-Ça me fait tellement de bien de pouvoir tutoyer quelqu’un! Piouf! Si tu savais! Mon oncle me tirait les oreilles si il me surprenait ainsi et criait sans doute qu’il ne m’ont pas payer une éducation pour que je parle comme un paysan.

Le jeune homme soupira en haussant les épaules, il était définitivement trop bavard, quand on le lançait, on ne pouvait plus l’arrêter.

-Hésite pas a m’arrêter, je pourrais passer ma vie a parler ou écrire. J’aime beaucoup les mots, et tous ce qu’ils peuvent exprimer! Mais toi alors, qui es tu dans cette charmante comédie qu’est la vie?
 

 




Un temps pour vivre et un autre pour mourir.
Revenir en haut Aller en bas
Alys Rivers
Sky Doll

Sky Doll
avatar


♦ Blason :
♦ Parchemins : 147
♦ Date d'inscription : 06/01/2017
♦ Avatar : Anna Speckhart
♦ Copyright : Lux Aeterna



Message Sujet: Re: Holding Out For a Hero (Flashback) Mer 1 Fév - 11:43

Un sourire complaisant aux lèvres, Alys écoute Marwyn lui parler, avec une passion palpable, de son métier. L’espace d’une seconde, elle a une pensée pour son père adoptif. La forge, au même titre que l’agriculture, sont des métiers extrêmement difficiles et beaucoup d’hommes sont poussés à les pratiquer d’avantage par nécessité que par plaisir. A l’instar du jeune homme, qui nourrit manifestement un réel amour pour son activité, son père avait l’habitude de s’exprimer avec autant d’engouement, la même expression béate sur le visage, de ses bêtes et de ses cultures. C’est agréable de, pour une fois, avoir affaire à quelqu’un qui est simplement heureux de vivre, qui n’a pas plongé dans une ronde d’auto-apitoiement et exprime d’avantage de positivité. Rassemblant ses genoux contre elle, la jeune femme y pose son menton, laissant son sourire s’élargir quelque peu.

« Je ne dirai pas niais… Je dirai plutôt… » Elle cherche l’espace d’un instant un mot un peu moins connoté… Elle en connaît, c’est sûr. Son père, son père biologique, ne lui fait pas lire des livres pour la beauté de la chose, non. C’est pour l’instruire. « Attendrissant. » finit-elle par trancher, satisfaite d’avoir eu le vocabulaire nécessaire à l’expression de sa pensée. Tellement de mots, tellement de nuances différentes… Il faut faire attention à ce qu’on dit, a coutume de répéter Béryl. Les quiproquos sont légions, selon elle. Il y a ce qu’on pense, la façon dont on le dit, ce que l’interlocuteur entend et ce qu’il comprend. Cette pensée hante toujours un peu la bâtarde qui, de peur d’offenser sans le vouloir quelqu’un qu’il ne faudrait pas, préfère se taire, tout simplement. Ou bien mesurer, comme précédemment, l’emploi de ses mots et leur portée éventuelle.

Conservant son sourire, elle écoute le jeune homme s’épandre sur ses anecdotes familiales et tente de le cerner un peu mieux. Il est encore trop tôt pour qu’elle ait la prétention de le connaître tout à fait, mais elle discerne chez lui un caractère plutôt doux et rêveur, quelque chose d’assez rare chez les hommes à sa jeune connaissance, détonant, et charmant aussi. D’habitude, la gente masculine est plus brutale, plus dominatrice. Marwyn n’a pas l’air d’être fait du même bois. Cela étant, elle ne s’avance pas, car il n’est pas rare que les plus blanches des brebis cachent en vérité les loups les plus redoutables… Aussi, si elle ne se ferme pas à la discussion (loin s’en faut), Alys n’en abandonne pas pour autant sa réserve et sa méfiance naturelles.

« Une simple figurante… » répond-elle donc à la question qu’il lui pose, sans amertume aucune, plutôt avec une sorte de mystérieux amusement. De sa place, elle se sent bien plus libre que les personnes qu’elle sert, ce qui est assez paradoxal… Pendant un instant, après sa réponse, le silence s’installe. La jeune femme est tentée de ne rien lui dire de plus, sa réserve lui interdisant de trop en dire. Mais d’un autre côté, elle trouve ça assez injuste pour lui qui n’a pas hésité à répondre avec autant de franchise à sa question, et même à lui confier des choses plus personnelles, des choses qui prêtent à questionnement, comme « Pourquoi ton oncle a-t-il dû se charger de ton éducation ? » et autres du même acabit. Alors, un peu malgré elle, un peu par envie, elle lui donne quelques miettes de sa personne. « Je sers les ladies du château de Haye-Pierre. » En cette qualité, il comprendra qu’elle a été instruite, au moins un peu, et aura une vague idée de ses tâches. C’est tout ce qu’elle peut lui donner pour le moment. Plus curieuse de le connaître lui que de parler d’elle, elle reprend avec engouement. « L’avantage d’avoir une éducation, c’est que tu peux adapter ton comportement à ton interlocuteur. En l’occurrence… » Elle se penche un peu pour chuchoter, conspiratrice. « Je pense que tu peux laisser tomber les révérences et la lourdeur protocolaire en compagnie d’une femme de chambre… » Le sourire aux lèvres, elle se redresse, échangeant avec lui une œillade complice.

Cette petite pause, cet échange courtois, a permis au palpitant d’Alys de reprendre un cours plus serein. Abandonnant le forgeron du regard quelques instants, elle se retourne pour voir si elle aperçoit ou non son cochon. En allant chercher la coriandre, elle l’a aperçu un peu plus haut, il ne devrait pas être loin. Ça pourrait être intéressant pour elle d’aller le chercher, qu’un manant ou l’autre ne le lui vole pas… L’intendance du château, Béryl comprise, serait furieuse. En revenant au forgeron, une idée lui vient. « Je vais devoir aller chercher mon cochon. » Lui confie-t-elle sans ambages. « Est-ce que tu as un endroit où passer la nuit à proximité ? Ce n’est pas prudent de reprendre la route avec ton épaule, la plaie se rouvrira assurément. » S’il a de la famille ou des connaissances prêts à prendre soin de lui jusqu’à demain, elle le raccompagnerait à bon port avant de s’en retourner au château. Si tel n’est pas le cas, elle lui proposera de venir avec elle au château. Béryl saura très probablement mieux quoi faire dans ce genre de cas, et son père biologique sera peut-être même prêt à lui offrir les services d’un mestre quand elle lui avouera n’avoir échappé à la noyade que grâce à lui… Le tout est de ne pas laisser le jeune forgeron démuni.




We always need a little darkness to see the stars
crédit : code par quantum mechanics || gif par Tumblr
Revenir en haut Aller en bas
Marwyn Stone
L'épée bleue du Val

L'épée bleue du Val
avatar


♦ Blason :
♦ Multiface : Daemon Targaryen
♦ Parchemins : 104
♦ Date d'inscription : 29/12/2016
♦ Avatar : Colin O Donoghue
♦ Copyright : Babine de Bazzart



Message Sujet: Re: Holding Out For a Hero (Flashback) Mar 14 Fév - 21:16


 
Holding Out For a Hero

 

 
Marwyn & Alys

 

 

Au fil de la conversation, le jeune batard s'était détendu, apaiser par la présence d'une simple figurante dans le monde de la noblesse. Si lui n'était qu'un simple forgeron, a ses mots, elle n'était qu'une simple suivante. De simple gens dans se monde si vaste, de simple gens n'ayant nul besoin de parler correctement, comment cela ne pourrait pas rendre le valois plus heureux! Un leger rire avait passé entre ses lèvres quand la jeune fille avait parlé, décrivant ainsi son role dans la comedie que représentait la vie de la noblesse. Un sourire sur le visage, Marwyn demeura silencieux quelques instant après cet échange courtois et tout a fait appreciable.

Les rencontres qu'il faisait au dela du village qui bordait Roche aux Runes étaient toujours commerciales, cela n'allait jamais plus loin habituellement. Qui s’intéresserait a un pauvre forgeron du val? Batard de surcroit? Personne, ou ils étaient peu nombreux ceux qui allait vers le jeune homme a la chevelure corbeau. Cependant, aujourd'hui, s'était une personne d'un rang égale au sien qui était en face de lui. Bien que le fait de l'avoir sauver d'une noyade certaine soit sans aucun doute la raison pour laquelle, elle n'était toujours pas parti, pour la première fois, Marwyn Stone, le bâtard du val, se sentit intéressant pour quelqu'un, qu'il ne connaissait pas.

Peut etre se méprenait il, le jeune forgeron n'en savait rien, mais s'en fichait bien. Il était bien plus du genre a apprécier le moment présent alors tant qu'a faire, autant l’apprécier maintenant car peut etre qu'il ne parlerait plus jamais a la jeune conflanaise par la suite. Alors qu'il était perdu dans ses pensées, la jeune Alys Rivers le ramena a la réalité en lui parlant de son cochon. Les yeux de Marwyn s'agrandir quelques secondes alors qu'il se demandait ce qu'une suivante de lady faisait avec un cochon.

-Un cochon?

Les mots avaient quitté sa bouche tout seul avant même qu'il ne s'en rende compte. Il se mordit la lèvre, se sentant idiot, mais secoua la tête pour répondre a la question de la jeune fille alors qu'il se remettait debout sur ses pieds.

-Mon oncle a pris du repos dans une auberge de village non loin de la, je ne connais que vaguement les lieux, mais normalement j'ai un endroit pour dormir cette nuit. Nous comptions reprendre le voyage que demain matin.

Un sourire, alors que le rouge remontait légèrement sur sa peau légèrement halé par le soleil. Il passa une main dans ses cheveux, visiblement gêné.

- J'ai laissé ma veste plus haut, avant de venir te sauver, il faudrait que j'aille la récupéré aussi, donc je peux t'accompagner au près de ton cochon si tu le souhaites.
 

 




Un temps pour vivre et un autre pour mourir.
Revenir en haut Aller en bas
Alys Rivers
Sky Doll

Sky Doll
avatar


♦ Blason :
♦ Parchemins : 147
♦ Date d'inscription : 06/01/2017
♦ Avatar : Anna Speckhart
♦ Copyright : Lux Aeterna



Message Sujet: Re: Holding Out For a Hero (Flashback) Mer 15 Fév - 15:21

Le naturel de Marwyn est apaisant, et donc très apprécié de la jeune bâtarde. Elle a, à bien y regarder, assez peu d’occasions, voire aucune, d’avoir des conversations aussi… Libres. Libres de contraintes protocolaires, l’apanage des nobles dont l’existence est codifiée, ritualisée, à chaque heure de chaque jour de l’année, ou de tensions de n’importe quelle sorte. Entre valets et servants, on est constamment pressés, et si le code n’est guère aussi exigeant qu’en présence de l’élite, il demeure une hiérarchie entre chacun, des échelons, qui donnent le droit à ceux qui sont en haut de bafouer ceux qui sont en bas en toute impunité. Quant à elle, de par son statut de bâtarde, elle oscille entre divers barreaux, divers échelons en fonction des occasions. On ne peut pas la rabrouer comme on rabroue une simple servante lambda, car on sait qu’elle est « la fille de », mais en même temps, ailleurs, on ne la reconnaît pas comme telle. Sa propre chorégraphie est bien plus complexe, car toujours différente et nécessitant maints ajustements pour être dans le ton, et ces cabrioles rythmant sa vie, Marwyn les connaît, c’est certain. Bâtard lui-même, il ne peut en être autrement. C’est donc agréable que, pour une fois, elle puisse s’accorder avec autant de facilité avec un tiers.

D’ailleurs, la consternation du tiers en question lui arrache un rire discret. Elle est prête à parier que ce n’est pas une phrase qu’il doit entendre souvent. Se remettant elle-même rapidement debout, elle aide Marwyn à en faire de même et lui explique. « Mon cochon truffier. C’est pour cela que j’étais dans les environs. Pour ramasser quelques truffes entre autres… » L’aloyse de Béryl. Elle a un instant d’hésitation. Le forgeron est bien portant. Blessé, certes, mais sain. Le jaugeant du regard, elle estime les risques qu’une petite balade dans les bois, au calme, rouvre sa blessure. Selon elle, ils sont quasiment inexistants. Pour appuyer ou infirmer son point de vue, elle tend les doigts et appuie doucement, le long de la plaie afin de voir si l’emplâtre a déjà quelque peu séché. A sa grande satisfaction, elle voit qu’en effet, la zone sur laquelle elle a commencé à l’appliquer est presque sèche. Du coup, elle se demande si Béryl serait d’avantage fâchée qu’elle revienne sans aloyse et sans truffes ou qu’elle ait forcé un convalescent à marcher… Le second, sans l’ombre d’un doute, mais la perspective de décevoir et de mettre la chef cuisinière dans une position délicate l’empêche de trancher. Aussi préfère-t-elle poser la question à l’intéressé, qui dans le même temps lui annonce que lui aussi a des choses à récupérer. Le hasard fait donc bien les choses. « Ce serait parfait. Si tu t’en sens la force, je te propose de marcher un peu dans les bois avec moi, je dois ramasser un bouquet d’une plante pour la responsable des cuisines du château… » Elle laisse tomber les truffes, ça n’était qu’au cas où, de toute façon. « Et ensuite, je te conduirai jusqu’à l’auberge. Elles ne sont pas légions dans les environs, donc je sais laquelle est-ce et comment y aller. Après, si tu es fatigué ou que ton épaule est trop douloureuse, tant pis pour les plantes, nous récupérons ta veste et partons directement. » Voilà. Ainsi, le choix est sien et elle ne l’oblige pas à présumer de ses forces.

La simplicité apparente du forgeron la fait douter qu’il puisse être du genre à vouloir bander des muscles devant une femme, mais le cas échéant, l’indifférence presque palpable d’Alys quant au choix d’une option ou de l’autre peut lui paraître suffisamment explicite pour qu’il n’ait pas à se soucier d’avoir l’air « faible » s’il choisit la seconde. Quoiqu’il en soit, le gardant, lui et sa blessure à l’œil, la jeune femme entame une marche posée pour remonter le cours de la rivière. En plus de sa veste et du cochon, elle doit aussi récupérer sa propre robe… Tout un programme !




We always need a little darkness to see the stars
crédit : code par quantum mechanics || gif par Tumblr
Revenir en haut Aller en bas
Marwyn Stone
L'épée bleue du Val

L'épée bleue du Val
avatar


♦ Blason :
♦ Multiface : Daemon Targaryen
♦ Parchemins : 104
♦ Date d'inscription : 29/12/2016
♦ Avatar : Colin O Donoghue
♦ Copyright : Babine de Bazzart



Message Sujet: Re: Holding Out For a Hero (Flashback) Sam 25 Fév - 15:01


 
Holding Out For a Hero

 

 
Marwyn & Alys

 

 


Ils sont rare les moments où Marwyn peut fréquenter des gens, leur parler d'autres choses que du commerce de la forge et prendre leur commande. Ces contacts avec le monde exterieur se limite pourtant bien souvent a cela quand il ne vole pas pour sauver la veuve et l’orphelin quitte a se blesser. Sa connaissance avec Alys aurait très bien pu s'arreter la également, il aurait très bien pu la sortir de l'eau, l'aider a retourner chez elle puis tracer son chemin, mais il n'en avait guere envie. C'était agréable et rafraichissant de parler avec elle, il ne l'a connaissait pas vraiment et pourtant, il appréciait déjà ce petit bout de jeune fille qu'il avait sauvé d'une noyade certaine et qui transpirait d'une certaine aura mystérieuse. Elle paraissait a la foi simple et compliqué, tout un paradoxe qui donnait envie au jeune forgeron d'en apprendre plus sur elle.

- Mon épaule va bien, ne t'en fait pas! Marchons donc un peu, il serait dommage que tu te fasses sermonner pour ne pas avoir ramener l'objet de ta quête!

Un sourire amusé se dessine sur ses lèvres alors qu'il emboite le pas. Marwyn ne connait pas vraiment les lieux et se contente donc de marcher au cotés de la conflanaise sans dire un mot. Ses yeux admire le paysage forestier qui les entours alors que ses oreilles se laissent emporté par la douce mélodie de la fourbe rivière qui aurait pu noyer la jeune Alys quelques temps plus tot. Sans vraiment s'en rendre compte, le jeune forgeron commence alors a chantonner, sans doute pour rythmer un peu la marche silencieuse. Il n'a pas grand chose a dire, malgré son naturel bavard, pour une fois, il se contente juste d’apprécier la présence de la personne a son coté. Des questions lui brulent les lèvres, mais il les garde pour lui, il ne veut pas paraitre discourtois, bien que son rang soit égale au sien.

Les minutes défiles, il ne les voit pas spécialement passé, bien trop occupé dans son esprit pour y faire attention. Cependant, bien tot, sa veste en cuir se dessine sur l'herbe. Elle n'a pas bouger de place, et il ne perd pas de temps pour récupéré l'étoffe, abandonnant quelques instant la jeune fille a la chevelure noir corbeau. Une fois la veste entre les mains, le jeune forgeron se retourne pour faire face a Alys, qui ne porte toujours qu'une robe légère, encore marqué par sa mésaventure dans l'eau. Il rougit légèrement en se rendant compte de l'inconvenance présente depuis le début, mais sans dire un mot, il s'approche de la jeune fille pour lui tendre sa veste de sa main valide.

-Met la pour le moment, il ne faudrait pas que tu attrapes du mal.
 

 




Un temps pour vivre et un autre pour mourir.
Revenir en haut Aller en bas
Alys Rivers
Sky Doll

Sky Doll
avatar


♦ Blason :
♦ Parchemins : 147
♦ Date d'inscription : 06/01/2017
♦ Avatar : Anna Speckhart
♦ Copyright : Lux Aeterna



Message Sujet: Re: Holding Out For a Hero (Flashback) Jeu 9 Mar - 15:45

Alys ne risque pas d’oublier la bienveillante complaisance du forgeron de sitôt. Il n’est pas totalement impensable que le jeune homme ne fasse que feindre posséder les vertus que sont le courage et la gentillesse, il ne serait pas le premier, mais une impression extrêmement forte pousse la bâtarde du Conflan à faire taire sa méfiance naturelle et la tente de se laisser aller à faire confiance à ce garçon. Toutefois, elle n’est pas prête de céder à cette tentation. Pas encore, tout du moins, aussi, bien que conservant des dehors toujours aussi égaux, une apparence de distance désinvolte bien que polie, elle cherche et scrute, demeure à l’affût de n’importe quel petit détail qui pourrait trahir la fausseté chez Marwyn, et elle se dit que le meilleur moyen pour cela est de le laisser maître de la conversation. De toute façon, elle n’est elle-même guère loquace, et c’est donc en silence qu’accompagnée du forgeron blessé, elle commence à remonter le long des rives de la rivière en quête des vêtements et du cochon égaré.

Il va sans dire que, le long des cinquante premiers mètres, le silence la pèse. Elle-même n’a pas besoin de meubler les silences, mais elle n’est pas habituée à ce que ses interlocuteurs ne fassent pas la conversation pour deux… L’espace d’un instant, elle est tentée de tendre une perche ou l’autre au garçon, pour lui desserrer les dents et… Elle se souvient qu’ils sont de statut équivalent, et donc que l’un n’a pas à se forcer à faire quoique ce soit pour le maintien d’apparences qui ne font pas loi dans l’instant. A partir de ce moment, elle se sent libre de se perdre dans ses propres pensées autant de temps qu’il lui plaira, et ça lui est très agréable. Toute à elle-même, elle écoute le clapotis de l’eau, les bourdonnements des insectes, les feuilles des arbres qui s’agitent faiblement sous la brise… Et le forgeron chanter. A l’entente des quelques notes fredonnées, la bouche d’Alys se fend d’un sourire, mais jamais ne se rompt son vœu de silence. Du moins, jusqu’à ce qu’ils atteignent en premier la veste de Marwyn.

Marquant un temps d’arrêt, elle le laisse aller chercher sa possession, et ne peut s’empêcher d’ouvrir grand les yeux sous l’effet de la surprise en le voyant la lui tendre. « Merci. » répond-elle sobrement, en prenant la veste et la passant. Avec la chaleur qu’il fait, elle ne risque pas d’attraper froid. Sa sous-robe, d’ailleurs, est déjà nettement moins humide. Cependant, l’épaule du garçon étant blessée, elle ne souhaite pas qu’il se l’abime d’avantage en tentant de mettre son manteau ou en portant la pièce de cuir, d’un certain poids. Aussi accepte-elle le prêt sans tergiverser, et reprend sa marche. A partir de là, ses propres affaires ne devraient plus être bien loin… Et en effet, seulement quelques minutes de marche plus loin, un grognement significatif attire son attention. Délaissant le forgeron, la jeune femme se met à trotter tranquillement dans la direction du bruit, et finit par tomber sur son cochon, fouissant allègrement au pied d’un arbre. Dans le doute, et parce qu’elle a été habituée à le faire, elle presse le pas et devance le cochon, se mettant à fouir à sa place… Pour avoir la chance de trouver quelques truffes.

A la vue des champignons, son visage s’illumine. Béryl sera ravie. Prestement, elle ramasse les rares denrées dans la nasse de fortune qu’elle forme en relevant un pan de sa robe d’une main, et attrape la corde du cochon de l’autre. La bête, la sentant tirer, la suit docilement et c’est au pas qu’ils rejoignent le forgeron. Toute gaie, la bâtarde montre tout de go sa trouvaille à son compagnon d’infortune. « J’ai eu de la chance ! Regarde ! » Les champignons ne sont pas énormes, mais leur odeur si particulière est d’ores et déjà forte, ce qui assure l’inutilité d’en noyer un plat pour en avoir le goût. Un peu empêtrée entre le cochon, les truffes et la veste, elle lui demande gentiment. « Est-ce que tu voudrais bien prendre les champignons ? Sin… Hé ! » Crie-t-elle, à l’adresse du cochon passé pas loin de les dévorer, et sa robe avec. Heureusement, elle a été vive et s’est détournée du groin de l’animal juste à temps, animal à qui elle tourne à présent résolument le dos. « Voilà, sinon… Le cochon va les manger lui, ce goinfre… » précise-t-elle, avec un regard à moitié amusé, à moitié irrité vers la bête, qui lui demeure évidemment parfaitement indifférente.




We always need a little darkness to see the stars
crédit : code par quantum mechanics || gif par Tumblr
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé





Message Sujet: Re: Holding Out For a Hero (Flashback)

Revenir en haut Aller en bas
Holding Out For a Hero (Flashback)
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1
Sujets similaires
-
» HOLDING OUT FOR A HERO
» Holding out for a hero
» Tiens tiens tiens... Comme on se retrouve... {Flashback} [Ryuuku Gakuen]
» [RP Flashback] Entre Nymphomanie et Psychopathie...
» hero system

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
A Feast for Dragons ::  :: Le Conflans-